En fait aujourd'hui est mon cinquième jour au Honduras. J'aurais bien évidemment énormément à dire sur ce que j'ai fait jusqu'à maintenant, mes premières impressions, ce que je mange, comment je me sens de vivre dans une ville libre de hipsters, etc., mais ne voulant pas tomber dans des banalités je vais me limiter au stricte minimum question qu'il me reste de quoi à dire.
Tout d'abord le départ. Après un dernier souper en amoureux ainsi qu'une nuit blanche avec quelques-uns de mes meilleurs amis, je m'envolais pour Atlanta, où j'eus à peine le temps de prendre mon transfert pour Tegucigalpa. Premier détail assez surprenante, l'apparente absence (ou presque) d'Honduriens dans l'avion, la grande majorité des voyageurs étant des jeunes étasuniens en mission médicale. Ceci étant dit, selon Caitlin, qui est ma collègue au sein du Projet d'accompagnement Honduras, la présence étrangère dans le pays est loin d'être aussi marquée que chez le voisin guatémaltèque.
Tout juste arrivé, je retrouvai les joies du chaos familier d'une grande ville d'Amérique centrale, quoique j'avoue ne jamais avoir rien vu de tel que Tegucigalpa. Premièrement, loin d'être une mégapole (comptant plus ou moins deux millions d'habitants), la ville donne l'impression d'un petit village riverain ayant explosé sur les montagnes environnantes. Il se dit ici que cette ancienne ville minière ne fut jamais conçue pour être la capitale, d'où l'absence presque totale d'un quelconque effort de planification urbaine. L'emplacement de l'aéroport, construit dans le creux d'une vallée plutôt difficile d'accès, en fait foi. Malgré tout, ceci fait en sorte que la vue sur la ville depuis les hauteurs est impressionnante et rappelle quelque peu Lisbonne. La maison des accompagnateurs est aussi perchée à flan de montagne et possède une vue imprenable sur le petit centre historique. Après quelques jours, je commence tout juste à être assez confiant pour descendre et penser pouvoir retrouver mon chemin au retour.
Par rapport au travail, les dernières journées ne furent pas de tout repos. Le travail fait par Caitlin depuis son arrivée à la fin de l'été dernier est réellement impressionnant. Je ressens donc énormément de pression pour être à la hauteur, ce qui me pousse à m'immerger complètement et le plus vite possible. Caitlin, avec tout son professionnalisme, m'est d'une très grande aide. Nous nous suivons pratiquement partout afin que je puisse rencontrer un maximum de gens, la qualité du réseau social étant bien évidemment primordiale pour ce type de travail. Énormément de lectures aussi. Le défi est donc énorme, mais je pense que je vais beaucoup me plaire ici au cours des 12 prochains mois. Les gens que je rencontre sont tous très accueillants et complètement dédiés à leur cause, ce qui est très inspirant. D'un autre côté, la question des risques liés à l'insécurité généralisée du pays, mais aussi avec la nature spécifiquement politique du travail d'accompagnement international limitent grandement notre liberté de mouvement. Bien que je m'y attendais, il reste assez difficile de passer d'un extrême à l'autre.
En terminant, demain je pars pour ma première sortie. Plus de nouvelles très prochainement!
Tout d'abord le départ. Après un dernier souper en amoureux ainsi qu'une nuit blanche avec quelques-uns de mes meilleurs amis, je m'envolais pour Atlanta, où j'eus à peine le temps de prendre mon transfert pour Tegucigalpa. Premier détail assez surprenante, l'apparente absence (ou presque) d'Honduriens dans l'avion, la grande majorité des voyageurs étant des jeunes étasuniens en mission médicale. Ceci étant dit, selon Caitlin, qui est ma collègue au sein du Projet d'accompagnement Honduras, la présence étrangère dans le pays est loin d'être aussi marquée que chez le voisin guatémaltèque.
Tout juste arrivé, je retrouvai les joies du chaos familier d'une grande ville d'Amérique centrale, quoique j'avoue ne jamais avoir rien vu de tel que Tegucigalpa. Premièrement, loin d'être une mégapole (comptant plus ou moins deux millions d'habitants), la ville donne l'impression d'un petit village riverain ayant explosé sur les montagnes environnantes. Il se dit ici que cette ancienne ville minière ne fut jamais conçue pour être la capitale, d'où l'absence presque totale d'un quelconque effort de planification urbaine. L'emplacement de l'aéroport, construit dans le creux d'une vallée plutôt difficile d'accès, en fait foi. Malgré tout, ceci fait en sorte que la vue sur la ville depuis les hauteurs est impressionnante et rappelle quelque peu Lisbonne. La maison des accompagnateurs est aussi perchée à flan de montagne et possède une vue imprenable sur le petit centre historique. Après quelques jours, je commence tout juste à être assez confiant pour descendre et penser pouvoir retrouver mon chemin au retour.
Par rapport au travail, les dernières journées ne furent pas de tout repos. Le travail fait par Caitlin depuis son arrivée à la fin de l'été dernier est réellement impressionnant. Je ressens donc énormément de pression pour être à la hauteur, ce qui me pousse à m'immerger complètement et le plus vite possible. Caitlin, avec tout son professionnalisme, m'est d'une très grande aide. Nous nous suivons pratiquement partout afin que je puisse rencontrer un maximum de gens, la qualité du réseau social étant bien évidemment primordiale pour ce type de travail. Énormément de lectures aussi. Le défi est donc énorme, mais je pense que je vais beaucoup me plaire ici au cours des 12 prochains mois. Les gens que je rencontre sont tous très accueillants et complètement dédiés à leur cause, ce qui est très inspirant. D'un autre côté, la question des risques liés à l'insécurité généralisée du pays, mais aussi avec la nature spécifiquement politique du travail d'accompagnement international limitent grandement notre liberté de mouvement. Bien que je m'y attendais, il reste assez difficile de passer d'un extrême à l'autre.
En terminant, demain je pars pour ma première sortie. Plus de nouvelles très prochainement!
Bonne chance ti gars, on te lit!
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